Les terroristes du Nord-Est de l'Inde ou L'improbable hypothèse d'un dialogue

Dans cet article, l’auteur cherche à tracer le moment de la terreur dans l’histoire en s’intéressant très particulièrement à la région du nord-est de l’Inde. C’est ce moment où ceux qui peuplent cette région sont désignés comme "primitifs" ou "sauvages" par des sources généraleme...

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Bibliografske podrobnosti
Auteurs principaux: Kumar Das, Samir, El Medjira, Nassima
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2007
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Dans cet article, l’auteur cherche à tracer le moment de la terreur dans l’histoire en s’intéressant très particulièrement à la région du nord-est de l’Inde. C’est ce moment où ceux qui peuplent cette région sont désignés comme "primitifs" ou "sauvages" par des sources généralement coloniales, comme "militants", "rebelles" ou "gens hostiles", dans les périodes postcoloniales. C’est ce moment aussi où ils commencent à être désignés comme "terroristes". Le changement dans la désignation nous informe sur le changement qui s’opère dans les modalités de réponse de l’Etat quant à leurs actions.Pour l’auteur, l’histoire de la terreur introduit insidieusement dans son mode discursif, dans sa relation des faits, une forme épistémique de terreur. En se fondant sur le caractère particulier de toute résistance ou de toute action dirigée contre l’Etat central, elle opère leur stigmatisation en les affublant du terme de "terreur". Ainsi, en vient-il à considérer qu’il peut y avoir une histoire de la terreur mais en aucune façon une terreur de l’histoire. Réduire à ce point l’histoire implique la terreur de l’histoire. En effet, avec l’apparition du moment de la terreur, la terreur de l’histoire tend à fonctionner d’une manière différente, pas tellement en subvertissant et en excisant les mots, comme cela se produisait durant les périodes coloniales et le début de la période postcoloniale – mais en produisant et en décrivant un terroriste et, de ce fait – comme je préfère le dire – en subjectivant le terroriste.