Les bonapartistes et la crise du 6 février 1934 : engagements et enjeux
L’émeute du 6 février 1934 est l’événement politique qui a le plus profondément secoué la vie politique française des années trente. À gauche, elle est considérée comme une tentative de coup d’État fasciste ; socialistes et communistes s’allient alors et créent le Front commun, qui préfigu...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2026
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | L’émeute du 6 février 1934 est l’événement politique qui a le plus profondément secoué la vie politique française des années trente. À gauche, elle est considérée comme une tentative de coup d’État fasciste ; socialistes et communistes s’allient alors et créent le Front commun, qui préfigure le Front populaire de 1936. À droite, en revanche, elle est perçue comme révélatrice de la nécessité de renforcer le pouvoir exécutif afin de faire face à la crise économique issue du krach boursier de 1929, mais aussi de lutter contre l’instabilité parlementaire qui entraîne la chute répétée des gouvernements de la Troisième République. Fondé en 1923, le parti bonapartiste de l’Appel au Peuple défend lui aussi un renforcement de l’exécutif. Toutefois, il demeure un groupuscule incapable de s’imposer sur la scène politique nationale. Dirigé par le général Koechlin-Schwartz durant toute la décennie 1930, le parti tente de sortir de sa marginalité en s’inspirant des ligues, notamment des Jeunesses patriotes, afin de tirer parti de la vague antiparlementaire qui traverse le pays. C’est dans cette dynamique que l’Appel au Peuple participe, comme les autres ligues, à l’émeute du 6 février 1934, avant d’approuver, à l’instar de l’ensemble de la droite, les réformes constitutionnelles engagées par le président du Conseil Gaston Doumergue. Celui-ci est appelé au gouvernement par le président Lebrun après la démission de Daladier, lui-même successeur de Chautemps, contraint de quitter ses fonctions à la suite de l’affaire Stavisky.
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