La guerre qui rend fou
Le trauma de guerre est aujourd’hui un phénomène de mieux en mieux connu et surtout pris en compte. La psyché de chaque acteur, victime ou témoin, est en effet marquée au plus profond par la violence donnée, ou reçue. Même si nous sommes encore loin d’une prise en compte globale de ces manifestation...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le trauma de guerre est aujourd’hui un phénomène de mieux en mieux connu et surtout pris en compte. La psyché de chaque acteur, victime ou témoin, est en effet marquée au plus profond par la violence donnée, ou reçue. Même si nous sommes encore loin d’une prise en compte globale de ces manifestations psychiques par la médecine ou les autorités militaires et à une époque où la guerre est dite mesurée, la période napoléonienne peut toutefois être vue comme innovante tant dans la manière de faire la guerre que dans la prise en charge de la folie. Première guerre de masse, elle mobilisa 2,2 millions de personnes et mélangea des individus à la résilience plus ou moins grande. Les médecins militaires et les aliénistes civils furent confrontés à des hommes que leur immersion dans le monde militaire ou le chaos des affrontements protéiformes (campagnes, batailles titanesques ou guérilla) déstabilisa jusqu’à ébranler leur équilibre psychique. Les médecins Pinel et Esquirol notamment furent précurseurs pour la compréhension de ces pathologies qui pouvaient survenir immédiatement après l’événement ou sommeiller de longues années avant d’apparaître subitement. L’article de François Houdecek revient donc sur la genèse de la prise en charge du traumatisme de guerre et sur les premières manifestations d’ampleur de ce phénomène totalement ignoré avant l’Empire. |
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