Napoléon Ier aux Archives impériales (1852-1870) : stratégie des preuves et affirmation dynastique
En étudiant par un angle singulier, celui des archives napoléoniennes, la question de la recherche en légitimité, dynastique et politique, de Napoléon III, et, au-delà, cette forme de mise en abyme – « un Empire dans l’autre » pour ainsi dire –, que constituent ces années 1852-1870, cet article ex...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2016
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | En étudiant par un angle singulier, celui des archives napoléoniennes, la question de la recherche en légitimité, dynastique et politique, de Napoléon III, et, au-delà, cette forme de mise en abyme – « un Empire dans l’autre » pour ainsi dire –, que constituent ces années 1852-1870, cet article explore comment les Archives impériales sont devenues, en deux décennies, un instrument puissant de cette quête impériale, au cœur même du lieu choisi par Napoléon Ier pour y concentrer les archives de son empire, l’hôtel de Soubise.
L’entreprise de l’édition de la correspondance de Napoléon Ier a suscité chez Napoléon III le souci de constituer un véritable chartrier pour les Napoléonides, en un lieu de confiance, garantissant sécurité et pérennité, qui matérialisait, de façon très didactique, le continuum de l’histoire de France et offrait la meilleure opportunité d’un affichage, côte à côte, des quatre dynasties, incarnées en des preuves et des titres. Dès lors, les Archives impériales devenaient un élément indissociable, voire actif, de sa recherche de reconnaissance publique. Le directeur général Léon de Laborde sut non seulement soutenir dans la durée la politique impériale de préservation des archives napoléoniennes, mais les transfigurer par un projet monumental (grands dépôts Napoléon III), éditorial (correspondance de Napoléon Ier) et culturel (musée de l’Histoire de France) d’une ampleur encore inédite en ces lieux. Les archives privées furent reconsidérées grâce à la démarche de Napoléon III, inspirant des particuliers qui remirent leur patrimoine aux Archives impériales. Et le président Louis-Napoléon, puis l’empereur Napoléon III, et ses services les plus proches assimilèrent les Archives nationales au lieu de conservation des documents les plus symboliques du nouveau pouvoir.
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