Le Congrès de Vienne et les petites nations : quel rôle pour l’Angleterre ?
Le congrès de Vienne a été fort bien étudié, encore récemment. Mais les historiens se concentrent avant tout sur les grandes puissances et le traité du 9 juin 1815. Ils négligent les accords ou conventions signés bilatéralement entre l’Angleterre et les nations de second ordre, notamment les puissan...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2016
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Le congrès de Vienne a été fort bien étudié, encore récemment. Mais les historiens se concentrent avant tout sur les grandes puissances et le traité du 9 juin 1815. Ils négligent les accords ou conventions signés bilatéralement entre l’Angleterre et les nations de second ordre, notamment les puissances coloniales. Une étude détaillée de ces conventions démontre que la générosité d’Albion n’était que de façade. Sous couvert de protéger l’Europe des velléités belliqueuses de la France, elle a imposé à ses alliés – Pays-Bas, Portugal, Espagne – de réels sacrifices. Le nouveau royaume des Pays-Bas a dû ainsi lui céder des possessions stratégiques aux Antilles et aux Indes orientales. Le Portugal et l’Espagne ont dû accepter l’abolition de la traite négrière, ce qui leur était néfaste. Mais l’Angleterre ne les a pas non plus aidés à reconquérir leurs colonies qui luttaient alors pour l’indépendance. Elle a laissé la situation péricliter et les colonies se tourner vers elle. Ses gains peuvent paraître infimes, vus individuellement, mais ils lui assurèrent l’omnipuissance sur mer et la suprématie commerciale dans le monde. |
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