Soleils tordus
Le soleil ne se lève pas pour tout le monde en même temps. C’est le point de départ d’une cosmopolitique crip qui cartographie les temporalités multiples et divergentes que le capitalisme extractiviste efface sous le mythe d’un rythme naturel universel. Le validisme n’est pas séparable de cette nat...
Enregistré dans:
| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le soleil ne se lève pas pour tout le monde en même temps. C’est le point de départ d’une cosmopolitique crip qui cartographie les temporalités multiples et divergentes que le capitalisme extractiviste efface sous le mythe d’un rythme naturel universel. Le validisme n’est pas séparable de cette naturalisation : en fabriquant la norme d’un corps productif calé sur le soleil social, il pathologise les existences qui en dévient – malades, handicapé·es, épuisé·es, insomniaques. Contre cette chrononormativité, le crip time ne désigne pas seulement un écart subi, mais une ère civilisationnelle émergente : celle où des collectifs d’artistes, de chercheur·euses et d’activistes handis reconfigurent les rythmes du travail, du soin et du repos. Des Nap Ministries aux Temporary Landing Zones, ces pratiques esquissent une cosmologie concurrente – lente, collective, réparatrice – qui ne passe ni par l’extraction ni par l’exploitation des corps.
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