De la décolonisation des savoirs
Cet article examine la décolonisation des savoirs sous un angle politique plutôt qu’épistémologique. L’auteur argumente que la colonialité du savoir ne résulte pas d’un manque de savoirs alternatifs, mais d’une infrastructure académique répressive qui maintient l’hégémonie occidentale. L’université...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article examine la décolonisation des savoirs sous un angle politique plutôt qu’épistémologique. L’auteur argumente que la colonialité du savoir ne résulte pas d’un manque de savoirs alternatifs, mais d’une infrastructure académique répressive qui maintient l’hégémonie occidentale. L’université mondiale fonctionne comme « conciergerie » de la colonialité à travers des mécanismes institutionnels (rankings, revues scientifiques, systèmes d’équivalence) qui imposent les épistémologies du Nord global tout en marginalisant les savoirs des Suds. L’article rappelle que des savoirs alternatifs ont toujours existé dans les Suds, mais que leur circulation est entravée par « l’impérialité du savoir », une force qui impose contenus, méthodes, langues et ethos du chercheur occidentalo-centré. L’auteur propose de concevoir la décolonisation moins comme déconstruction intellectuelle que comme projet politique visant à démanteler cette infrastructure oppressive, et esquisse la notion de « marronnage épistémique » comme voie vers une régénérescence de pensées post-impériales.
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