Ethnocomptabilité d’une maisonnée
Se définissant comme graphomaniaque, Geneviève Pruvost traque durant neuf jours, minute par minute, toutes les activités d’un couple de paysans-boulangers et de leur petite fille, dont le modèle familial est typique du Nord de la France au XXIe siècle. Adeptes d’une forme de lutte feutrée pour as...
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2026
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Se définissant comme graphomaniaque, Geneviève Pruvost traque durant neuf jours, minute par minute, toutes les activités d’un couple de paysans-boulangers et de leur petite fille, dont le modèle familial est typique du Nord de la France au XXIe siècle. Adeptes d’une forme de lutte feutrée pour assurer leur économie de subsistance, ils content ce qui réellement compte pour eux car la rémunération de leur travail ne représente qu’une petite part de leur budget et de leur temps. En cela, la méthode employée par la sociologue relève de l’ethnocomptabilité. Elle transpose les activités réalisées et contées dans des tableaux qui distinguent les rentrées et sorties d’argent, les kilomètres parcourus, les temps de travail et la charge mentale. Elle privilégie un lieu, la maisonnée (incluant les animaux et les plantes) et un temps, le quotidien. Mais aussi, les réseaux de solidarité sans lesquels la subsistance ne serait pas possible, et les différents rythmes de vie (marché, fabrication du pain, saisons culturales, etc.). Cette méthode comptable révèle une relative spécialisation du partage des tâches au sein du couple mais au final une certaine égalité. Le mode de vie mis à jour comptablement est une démonstration politique en acte.
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