L’identité doit fonctionner seulement comme point de départ pour une coalition qui repense et transforme l’identité

Dans cet entretien, Judith Butler raconte la diabolisation du mot « genre » et des mouvements sociaux catégorisés comme tels. Elle constate la peur, mais aussi la rage, la haine des opposants de droite qui considèrent le genre comme une menace sociale, religieuse, familiale. Ces réactions sont conf...

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Bibliografiske detaljer
Auteurs principaux: Butler, Judith, Landry, Jean-Michel, Reinhard, Bruno, Kerbiriou, Anne-Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2026
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Dans cet entretien, Judith Butler raconte la diabolisation du mot « genre » et des mouvements sociaux catégorisés comme tels. Elle constate la peur, mais aussi la rage, la haine des opposants de droite qui considèrent le genre comme une menace sociale, religieuse, familiale. Ces réactions sont confortées par la montée des passions fascistes, autoritaires, masculinistes. Elle en appelle à une large coalition pour contrer cette idéologie anti-genre, dont les formes ne doivent pas être définies à priori, même si les féministes dans les régimes illibéraux et dictatoriaux ont ouvert la voie. Mais attention à ce que ces coalitions ne tombent pas dans le piège identitaire qui opère des segmentations entre catégories, les femmes, les migrants, les musulmans, les gens de couleur, les queer, les trans, les féministes, etc… L’identité ne peut être envisagée que comme point de départ à la constitution de coalitions inclusives. Il s’agit de proposer un imaginaire puissant capable d’émouvoir et de convaincre pour construire des coalitions concrètes, des alliances transnationales multilingues.