Le « comforting gaze » à l’écran
Cet article propose une analyse critique du genre cinématographique « réalisme social ». À partir des récents Emilia Perez, Anora et Bird, le réalisme social est envisagé non pas comme un processus de dévoilement de la différence aboutissant à une prise de conscience, mais comme un dispositif alime...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2026
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article propose une analyse critique du genre cinématographique « réalisme social ». À partir des récents Emilia Perez, Anora et Bird, le réalisme social est envisagé non pas comme un processus de dévoilement de la différence aboutissant à une prise de conscience, mais comme un dispositif alimentant ce que le philosophe Antonio Gramsci baptise « hégémonie culturelle ». Les images, comme leur production et diffusion, sont toujours prises dans des enjeux culturels qui les dépassent, qu’elles alimentent ou transforment. Les réalisateurs et réalisatrices ne deviennent pas des dénonciateurs subversifs mais des intellectuels organiques participant à l’unification d’une conscience univoque. En ressort l’impossibilité de négliger le rapport du spectateur (son habitus) à son objet culturel, mais aussi l’impossibilité de mise en équivalence entre divertissement désintéressé et documentation rigoureuse.
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