Homo Icarus
Écrivant en réponse au rassemblement suprématiste blanc de Charlottesville en 2017, Bayo Akomolafe propose de dépasser la condamnation morale pour examiner la blanchité comme projet colonial-capitaliste de désincarnation. S’appuyant sur les cosmologies yoruba de l’intersectionnalité (asé, croisées d...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2025
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Écrivant en réponse au rassemblement suprématiste blanc de Charlottesville en 2017, Bayo Akomolafe propose de dépasser la condamnation morale pour examiner la blanchité comme projet colonial-capitaliste de désincarnation. S’appuyant sur les cosmologies yoruba de l’intersectionnalité (asé, croisées des chemins) et retraçant des trahisons historiques comme le Code esclavagiste de Virginie (1705), il analyse comment la blanchité a créé « Homo Icarus » : l’humain déraciné, coupé de la Terre et de la communauté. Akomolafe appelle à « mettre la blanchité hors service » par des pratiques de ré-autochtonie et en entrant dans des « trous blancs » – espaces liminaux où l’identité blanche peut être récupérée séparément du projet de la blanchité, permettant à toustes de renouer avec le lieu et la réciprocité relationnelle. |
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