Icônes

Le « féminisme de la subsistance », à l’intersection du féminisme, de l’écologie et de l’anticapitalisme, a été remis en lumière par des théoricien·nes et activistes du Nord et du Sud dans les années 2010. L’étude des sociétés paysannes montre que l’accomplissement par les femmes des tâches vitales...

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Hlavní autor: Smith, Frank
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2023
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Le « féminisme de la subsistance », à l’intersection du féminisme, de l’écologie et de l’anticapitalisme, a été remis en lumière par des théoricien·nes et activistes du Nord et du Sud dans les années 2010. L’étude des sociétés paysannes montre que l’accomplissement par les femmes des tâches vitales pour le groupe a été sous-estimé et leur confère puissance, sacralité et autonomie, en particulier pour assurer l’égale répartition des biens de subsistance. Face aux critiques dénonçant cet essentialisme, l’auteure propose un « écoféminisme vernaculaire » qui s’appuie sur les pratiques concrètes des femmes intégrant agriculture, artisanat, travaux de mécanique et de maçonnerie, agirs familiaux. Car, sous sa forme moderne, le travail domestique est doublement aliéné : non seulement, il n’est pas rémunéré, mais il est coupé de ses potentialités productives de subsistance pour se cantonner à la consommation et au care. Les écoféministes de la subsistance veulent s’opposer aux vocations « naturelles » des femmes et imaginer des perspectives : se réapproprier et partager collectivement des fonctions nourricières de base dans un monde où s’impose de façon accélérée l’aménagement agro-industriel de la planète.