La logique de Nuremberg ne s’applique pas à l’Afrique

Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, les vainqueurs ont voulu punir les responsables de l’Holocauste et s’assurer par là du non-retour des violences de masse. Les procès se tenaient au nom des victimes mais celles-ci s’étaient vu donner un territoire propre, Israël, où elles pouvaient se tenir...

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Detalhes bibliográficos
Principais autores: Mamdani, Mahmood, Dubois, François-Ronan
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2018
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, les vainqueurs ont voulu punir les responsables de l’Holocauste et s’assurer par là du non-retour des violences de masse. Les procès se tenaient au nom des victimes mais celles-ci s’étaient vu donner un territoire propre, Israël, où elles pouvaient se tenir à l’écart de leurs bourreaux. En Afrique, les puissances occidentales ont prétendu tenir le même discours avec la Cour pénale internationale, mais elles attaquaient en même temps militairement ce qui restait des milices armées. Surtout, victimes et bourreaux furent condamnés à continuer de vivre ensemble, à reconnaître leurs fautes et à aménager leurs droits et devoirs respectifs, ce à quoi s’est consacré la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (CODESA) avant même la libération de Mandela, la fin officielle de l’Apartheid et la mise en place de la Commission de Vérité et de Réconciliation. Elle eut donc un rôle politique pionnier.