Insert 6

Résumé Storytelling et autres histoires à consommer debout, les fictions du capital semblent se caractériser par une forclusion du fond nocturne de l’imagination, que Hegel associait à la « nuit du monde », Fichte à la présentation originaire du donné perceptif et Schelling à une force d’in-formatio...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Neyrat, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé Storytelling et autres histoires à consommer debout, les fictions du capital semblent se caractériser par une forclusion du fond nocturne de l’imagination, que Hegel associait à la « nuit du monde », Fichte à la présentation originaire du donné perceptif et Schelling à une force d’in-formation ( Einbildungskraft) du sans-forme absolu. Testant sur ce point l’idéalisme allemand, j’appelle imagination crépusculaire ce qui préside à la formation des mondes, aux créations mythologiques comme aux œuvres cinématographiques, ces dernières étant placées au centre de cette étude. Si les fictions du capital savent exploiter certains effets de cette imagination, en récupérer certaines fonctions, elles ne sont pas en mesure d’en libérer la charge – qu’il nous revient d’endosser, esthétiquement et politiquement, au nom d’une économie psychique de la contribution imaginative laissant une place à la passivité comme au sans-image.