Une éthique pour les êtres hybrides
RésuméDans cet article, Raphaël Larrère compare l’ Agrostis, un OGM végétal, et Lucifer, un clone de taureau. À partir de ces deux exemples, il réfléchit sur les conséquences sociologiques et philosophiques de l’introduction d’artifices dans notre environnement. Il existe des similitudes entre ces...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2006
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméDans cet article, Raphaël Larrère compare l’ Agrostis, un OGM végétal, et Lucifer, un clone de taureau. À partir de ces deux exemples, il réfléchit sur les conséquences sociologiques et philosophiques de l’introduction d’artifices dans notre environnement. Il existe des similitudes entre ces deux exemples : la croyance dans le pouvoir prométhéen du génie génétique. La frontière entre nature et artifice s’estompe mais il reste une différence radicale : la création d’un végétal pose la question du risque de prolifération et d’interaction inopportune avec les écosystèmes et celle, liée, du principe de précaution alors que la création d’un animal, être sensible, relève de l’éthique et de la morale, décider de la mort ou de la vie d’un être vivant. Nier ces questions d’éthique laisserait libres les projets de monopole de la production agroalimentaire mondiale ou les rhétoriques prométhéennes du Pentagone de la « fabrication » du soldat. |
|---|