La parole du créole qui ne se dit pas “créole” en créole
RésuméDans cet article je m’efforce de tirer autant de conséquences que possible de ce fait : dans les îles des Mascareignes, l’usage du mot « créole » est réglé par des critères qui en restreignent l’application à des sous-ensembles du monde créole. L’usage du mot n’est pas « cognitif », il ne dési...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2005
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | RésuméDans cet article je m’efforce de tirer autant de conséquences que possible de ce fait : dans les îles des Mascareignes, l’usage du mot « créole » est réglé par des critères qui en restreignent l’application à des sous-ensembles du monde créole. L’usage du mot n’est pas « cognitif », il ne désigne pas nécessairement l’habitant des îles, le « natif », il est plutôt destiné à marquer ce dont il importe de se distinguer dans la langue créole elle-même, en prenant éventuellement appui sur des arrière-langues, des usages, des croyances et des attitudes, hérités d’ailleurs. Ce qui apparaît alors comme un caractère important de la vie créole c’est la distance entre des formes d’expérience coexistantes mais qui se veulent aussi étanches que possible, distance au repérage de laquelle les sensibilités sont dressées et qui donne au métissage (ou à certaines formes de métissage) la valeur d’une soustraction aux normes héritées des temps coloniaux. Distance et métissage sont les termes dans lesquels j’ai voulu décrire le monde créole des Mascareignes. Mais j’ai voulu le décrire « à distance » en me rappelant l’esprit dans lequel Derek Walcott a décrit les fragments d’épopée des Antilles. |
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