Le matérialisme comme politique aléatoire

Résumé Le dernier Althusser, celui du matérialisme aléatoire est-il en dessous des textes de la maturité ? A-t-on simplement affaire à une autodestruction ? Althusser a-t-il confondu l’aléatoire avec l’indéterminisme idéaliste ? On montre qu’avec cette thèse, il entend compléter sa thèse de la surdé...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Moulier-Boutang, Yann
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2005
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Descripció
Sumari:Résumé Le dernier Althusser, celui du matérialisme aléatoire est-il en dessous des textes de la maturité ? A-t-on simplement affaire à une autodestruction ? Althusser a-t-il confondu l’aléatoire avec l’indéterminisme idéaliste ? On montre qu’avec cette thèse, il entend compléter sa thèse de la surdétermination de la contradiction. En fait, on ne comprend cette position aléatoire que lorsque l’on revient au problème de la rupture révolutionnaire instauratrice d’une coupure. Si Althusser s’appuie sur Machiavel, c’est parce que dans Le Prince, ce dernier affronte le problème de la fondation d’une Principauté à partir de rien. L’aléatoire correspond à la fortuna sans laquelle la virtù ne suffit pas. Le sort de César Borgia, l’échec du mouvement ouvrier et l’incertitude absolue d’Althusser vis-à-vis du temps (sa mélancolie) se superposent. C’est cet écho qui confère à la thèse du matérialisme son étrange profondeur par-delà ses échappées délirantes.