La rencontre du matérialisme et de l'aléatoire chez Louis Althusser

Résumé En avançant l’idée de matérialisme aléatoire ou de matérialisme de la rencontre, Althusser poursuivait trois buts : donner au marxisme, enfin en crise, sa philosophie ; identifier sa philosophie dans un courant souterrain, la ligne d’Épicure et de Démocrite ; se donner les moyens de penser la...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Bourdin, Jean-Claude
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2005
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Gaia:Résumé En avançant l’idée de matérialisme aléatoire ou de matérialisme de la rencontre, Althusser poursuivait trois buts : donner au marxisme, enfin en crise, sa philosophie ; identifier sa philosophie dans un courant souterrain, la ligne d’Épicure et de Démocrite ; se donner les moyens de penser la crise pour y introduire des points d’hérésie. Cet article veut montrer que ce matérialisme est moins une philosophie nouvelle qu’une ontologie et une logique du peu, du dénuement du sens et de la raison. La rencontre est d’abord une thèse non sur la matérialité du monde, mais sur les conditions de pensée de son être même : sans origine, sans fin, sans sens, sans nécessité. Admettre cette thèse revient à laisser revenir dans la pensée, habitée par le vide, l’écart, la différence, son dehors sous la figure des pratiques singulières de ceux qui souffrent et luttent dans le vide et la déliaison du monde (capitaliste).