Éditorial

Il est généralement admis que certains risques pourraient être évités ou minimisés si les organisations adoptaient des démarches innovantes telles que la RSE. Pour stimuler cette adoption, certains conseils d’administration subordonnent, en partie, la rémunération de leurs décideurs à ces dernières....

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Hlavní autor: Yanat, Zahir
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2022
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Il est généralement admis que certains risques pourraient être évités ou minimisés si les organisations adoptaient des démarches innovantes telles que la RSE. Pour stimuler cette adoption, certains conseils d’administration subordonnent, en partie, la rémunération de leurs décideurs à ces dernières. Aussi, cette étude, à partir du traitement de la base de données Vigéo Eiris, tente à vérifier le lien entre les décisions RSE et la rémunération de ces décideurs. Les données analysées datent de 2015-2016, années où la rémunération responsable a explosé, alors que la zone euro connaissait une crise de la dette et le monde était confronté à de fortes turbulences sur les marchés : inflation faible, mauvaises perspectives chinoises, prix du pétrole trop bas, menace d’une « guerre des monnaies », parce qu’il est important de comprendre si en période de crise, les décisions des cadres dirigeants sont effectivement liées à une rémunération fonction de critères RSE, vue comme une mesure d’incitation. Les résultats montrent que des 6 variables RSE retenues par Vigeo, une, la gouvernance, présente un biais de colinéarité et se trouve donc sortie de l’analyse ; une autre, le respect des droits humains n’est pas validée ; les quatre variables restantes expliquent juste 11,7 % de la rémunération. Ces premiers résultats quelque peu prometteurs permettent d’espérer qu’au lendemain de la crise sanitaire actuelle les conceptions évolueront sans doute dans un sens plus favorable à la RSE.