Entre inondations et pénuries postcoloniales : inégalités et gestion de l’eau à Jakarta
Les désordres écologiques de l’Anthropocène se traduisent par la fréquence accrue des événements extrêmes affectant le cycle de l’eau, à l’origine d’inondations spectaculaires ou à l’inverse de sécheresses intenses. Pour nombre de métropoles des Suds, l’alternance entre le trop et le pas assez se...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les désordres écologiques de l’Anthropocène se traduisent par la fréquence accrue des événements extrêmes affectant le cycle de l’eau, à l’origine d’inondations spectaculaires ou à l’inverse de sécheresses intenses. Pour nombre de métropoles des Suds, l’alternance entre le trop et le pas assez se manifeste aussi par une juxtaposition, dans la vie quotidienne de millions d’habitant·es, entre un excès d’eau non utilisable et une pénurie d’eau potable. Tout ceci est particulièrement vrai de Jakarta, en Indonésie, qui est la plus grande ville du monde mais aussi une ville dont 40 % du territoire est désormais en dessous du niveau de la mer. Pourtant ces contraintes, ainsi que la gestion très inégalitaire de l’accès à l’eau qui caractérise la politique locale, ne sont pas entièrement nouvelles. Dans cet entretien, la géographe Judicaëlle Dietrich nous invite à réfléchir non seulement à ce qu’elles doivent aux politiques extractivistes de l’État postcolonial et aux privatisations néolibérales des années 2000, mais aussi à l’importance de la remunicipalisation qui, depuis 2020, tente de solder cet héritage.
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