Du « bon » usage de l’autonomie temporelle : le temps libre à l’épreuve des normes de surtravail
La « société de loisir » n’est pas advenue. Au contraire, le temps de travail rémunéré s’est allongé en France depuis les années 1980, spécifiquement pour les classes supérieures. Ce mouvement coïncide avec la transformation des conditions de travail et en particulier avec la valorisation de « l’aut...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2023
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La « société de loisir » n’est pas advenue. Au contraire, le temps de travail rémunéré s’est allongé en France depuis les années 1980, spécifiquement pour les classes supérieures. Ce mouvement coïncide avec la transformation des conditions de travail et en particulier avec la valorisation de « l’autonomie » dans l’agencement des horaires de travail rémunéré. Jeanne Ganault nous démontre à quel point ces formes d’autonomie sont très inégalement accessibles et contraintes selon les classes sociales, et comment elles s’imbriquent dans les inégalités genrées de prise en charge du travail domestique et parental. Loin de « l’émancipation par le loisir », on assiste plutôt à l’asservissement par des horaires contraints ou à l’auto-aliénation au travail rémunéré. |
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