Résister à la financiarisation ? Formes de mobilisation et de circulation de la richesse dans les campagnes indiennes
L’intrication bancaire des vies ordinaires que nous connaissons en France est loin de s’imposer dans nombre de pays du « Sud global ». Là, l’épargne et le prêt s’inscrivent dans des rapports sociaux informels enchevêtrés, qu’ils soient d’emploi, familiaux, villageois... Isabelle Guérin montre que ce...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’intrication bancaire des vies ordinaires que nous connaissons en France est loin de s’imposer dans nombre de pays du « Sud global ». Là, l’épargne et le prêt s’inscrivent dans des rapports sociaux informels enchevêtrés, qu’ils soient d’emploi, familiaux, villageois... Isabelle Guérin montre que ces liens financiers multiples engagent à la fois obligation, exploitation, solidarité et puissance d’agir, expliquant pourquoi, au Tamil Nadu (Inde), les pauvres résistent de longue date à la bancarisation en la refusant ou la détournant. Pourtant, leur inclusion au système financier formel est en train d’être imposée à marche forcée. Faudra-t-il – et sera-t-il possible de – réinventer des formes autonomes, solidaires et souples d’épargne, de prêt, d’assurance qui transposent le meilleur – et évitent le pire – des savoir-faire informels dans des « coopératives » ou des « mutuelles » dégagées des dominations de caste, de classe, de genre qui s’y jouent aujourd’hui ? |
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