Peut-on parler d’un mouvement postcolonial en Espagne ?

Fortement présent.e.s au sein de la population immigrée en Espagne, les migrant.e.s latino-américain.e.s, et notamment équatorien.ne.s figurent parmi les premières victimes des prêts immobiliers à risque et, partant, des expulsions massives qui ont résulté de la crise débutée en 2008. Cible identifi...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Autor principal: Ravelli, Quentin
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2018
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Fortement présent.e.s au sein de la population immigrée en Espagne, les migrant.e.s latino-américain.e.s, et notamment équatorien.ne.s figurent parmi les premières victimes des prêts immobiliers à risque et, partant, des expulsions massives qui ont résulté de la crise débutée en 2008. Cible identifiée pour sa fragilité, puis soumise à un harcèlement spécifique par les banques espagnoles, ils et elles jouent un rôle décisif au sein des structures de défense des victimes des hypothèques comme la PAH ( Plataforma de Afectados por la Hipoteca (PAH), ou « Plateforme des victimes du crédit hypothécaire »). Leurs parcours témoignent de formes de réactivation du passé colonial de l’Espagne en Amérique latine, imprimant à leur lutte une dimension postcoloniale, dont cet article propose une approche sociologique.