Réfugié·e·s érythréen·ne·s dans le monde arabe. Archéologie d’un long exode

Les demandeurs·euses d’asile érythréen·ne·s se sont récemment invité·e·s dans l’actualité européenne. Alors qu’ils étaient plutôt auparavant très peu nombreux·euses, ils représentent la deuxième nationalité de demandeurs·euses d’asile en Europe depuis 2015. Pourtant, la majorité des réfugié·e·s est...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Thiollet, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2018
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Les demandeurs·euses d’asile érythréen·ne·s se sont récemment invité·e·s dans l’actualité européenne. Alors qu’ils étaient plutôt auparavant très peu nombreux·euses, ils représentent la deuxième nationalité de demandeurs·euses d’asile en Europe depuis 2015. Pourtant, la majorité des réfugié·e·s est au Soudan, en Ethiopie, dans le monde arabe qui hébergent les Erythréen·ne·s comme depuis les années soixante. Ils étaient 165 500 en Ethiopie fin 2015, 103 200 au Soudan et 27 000 pour Israël selon le HCR, à côté de 30 000 environ pour l’Allemagne et 26 000 environ pour la Suisse ou la Suède. Au-delà des statistiques, c’est la mort de centaines d’Ethiopien·ne·s, Erythréen·ne·s, Somalien·ne·s et Djiboutien·ne·s à proximité des rivages de l’Europe du Sud ces dernières années qui a attiré l’attention des médias et de la sphère politique vers des zones jusque-là considérées comme marginales, voire totalement extérieures aux champs migratoires européens.