Échec des mouvements unionistes et indépendantistes à Mayotte : de leur formation à leur négation (1958-2011)

De leur genèse dans les années 1950 à leur quasi disparition jusqu’à la départementalisation en 2011, les mouvements indépendantistes à Mayotte se caractérisent par leur polymorphisme. Ils s’opposent en effet à deux centralités : la métropole et l’archipel des Comores. La revendication départemental...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Idriss, Mamaye
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:De leur genèse dans les années 1950 à leur quasi disparition jusqu’à la départementalisation en 2011, les mouvements indépendantistes à Mayotte se caractérisent par leur polymorphisme. Ils s’opposent en effet à deux centralités : la métropole et l’archipel des Comores. La revendication départementaliste, dominante, a été le plus souvent associée à la volonté d’affranchissement vis-à-vis des Comores. Les mouvements indépendantistes ont quant à eux souvent promu un rapprochement avec les autres îles de l’archipel en vue d’une indépendance commune vis-à-vis de la France. Cette complexité est accentuée par le travail de répression et d’occultation des mobilisations indépendantistes qu’a mené le Mouvement populaire mahorais (MPM), parti départementaliste dominant depuis plus de soixante ans. Le destin de Mayotte montre que l’indépendantisme dans les colonies françaises se comprend non seulement dans la relation à la métropole mais aussi dans le contexte politique et social spécifique à chaque territoire.