La marchandisation de la gestion carcérale : prison et néolibéralisme

Dans un article paru dans Mouvements en 2002, Frédéric Lordon présentait la prison et la télévision comme un couple régulateur central du capitalisme contemporain : « Deux institutions cardinales qui ont la tâche de contenir toute la charge de violence que secrètent inévitablement les tendances iné...

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Autore principale: Salle, Grégory
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2016
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans un article paru dans Mouvements en 2002, Frédéric Lordon présentait la prison et la télévision comme un couple régulateur central du capitalisme contemporain : « Deux institutions cardinales qui ont la tâche de contenir toute la charge de violence que secrètent inévitablement les tendances inégalitaires et les injonctions idéologiques du néolibéralisme1 ». Comme pour lui donner raison, la même année, des dispositions juridiques étendent le domaine d’une marchandisation carcérale dont le groupe Bouygues, propriétaire de TF1, sera l’un des principaux bénéficiaires. Sous cet angle comme sous d’autres, ce processus constitue un objet d’étude en soi, mais aussi un observatoire du néolibéralisme. Dans cette perspective, Grégory Salle soulève quelques enjeux à partir des cas français et allemand.