Du bon usage de la communauté

RésuméDans cet article, nous cherchons à coupler la question de la communauté (dans ses multiples dimensions : religieuse, ethnique, culturelle) à la question des communs, non pas parce qu’il y aurait ici un jeu de mots facile à faire, mais parce que l’enjeu politique aujourd’hui, nous semble-t-il,...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autori principali: Bourdeau, Vincent, Flipo, Fabrice
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméDans cet article, nous cherchons à coupler la question de la communauté (dans ses multiples dimensions : religieuse, ethnique, culturelle) à la question des communs, non pas parce qu’il y aurait ici un jeu de mots facile à faire, mais parce que l’enjeu politique aujourd’hui, nous semble-t-il, consiste à proposer de retravailler ce qui est habituellement entendu par le premier terme – à savoir une citoyenneté comprise comme identité subjective donnée et partagée, dont la reproduction devrait être assurée pour que la pérennité du « commun » soit assurée. Dans le discours dominant, la fabrique de la citoyenneté n’est envisagée que sous l’angle de la transmission de l’identité culturelle, via l’école. Non que cet aspect ne soit pas important, mais il laisse dans l’ombre, le plus souvent, la question de la construction de ce commun, soutenant implicitement que son contenu est connu, donné et que le rôle des institutions établies est de le protéger et de le transmettre aux nouvelles générations. A contrario nous soutenons ici qu’une identité est de nature relationnelle, et toujours en marche ; que la situation financière, écologique, sociale actuelle oblige à changer notre regard sur le commun. Nous avons peut-être plus en commun avec le paysan indien, face au changement climatique, qu’avec le financier « Français de souche ».