Prison et écriture : haute surveillance
RésuméS’il y a un domaine où la question du fichage est particulièrement critique, c’est bien celui des « statistiques ethniques ». Utilisées dans l’histoire pour exclure, dominer et parfois exterminer, ces statistiques font l’objet de nombreuses controverses en France et plus généralement en Europe...
Salvato in:
| Autori principali: | , , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2010
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméS’il y a un domaine où la question du fichage est particulièrement critique, c’est bien celui des « statistiques ethniques ». Utilisées dans l’histoire pour exclure, dominer et parfois exterminer, ces statistiques font l’objet de nombreuses controverses en France et plus généralement en Europe. Cependant, la conception de la lutte contre les discriminations, qui s’est développée dans la suite du droit européen, accorde une place importante aux statistiques qui deviennent un outil de défense des droits. Ce paradoxe est analysé ici par Julie Ringelheim, qui montre que les risques du fichage ne doivent pas faire oublier la protection apportée par la surveillance statistique. Le droit de l’antidiscrimination propose en quelque sorte une inversion du sens de la surveillance : ce sont les institutions et les entreprises qui font l’objet des contrôles, et les statistiques permettent de révéler les discriminations. |
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