« Race » et colonialité du pouvoir

RésuméAníbal Quijano, sociologue péruvien qui se consacre depuis longtemps à l’étude des dynamiques socio-historiques du capitalisme en tant que système, innove dans ce genre depuis les années 1990 en soulignant à quel point la colonisation des Amériques a joué un rôle crucial dans la genèse du syst...

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Glavni avtor: Quijano, Aníbal
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2007
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:RésuméAníbal Quijano, sociologue péruvien qui se consacre depuis longtemps à l’étude des dynamiques socio-historiques du capitalisme en tant que système, innove dans ce genre depuis les années 1990 en soulignant à quel point la colonisation des Amériques a joué un rôle crucial dans la genèse du système-monde moderne, en inaugurant la classification « raciale » des peuples du monde – mode de distinction constitutif de la modernité. La matrice coloniale (ou « colonialité ») du pouvoir selon Quijano se fonde à ses origines sur quatre piliers : l’exploitation de la force de travail, la domination ethno-raciale, le patriarcat et le contrôle des formes de subjectivité (ou imposition d’une orientation culturelle eurocentriste). Deux siècles après les indépendances latinoaméricaines, cette matrice reste centrale dans les rapports sociaux. Ici Quijano s’efforce de démontrer l’imbrication des rapports de « race » et de « genre » dans la colonialité du pouvoir1.