Pourquoi le PS ne parle-t-il plus aux catégories populaires ?

RésuméOn le sait clairement depuis 2002, les partis de gauche n’ont plus le monopole du vote ouvrier. Après l’extrême droite, la droite revendique désormais le référent et une part du vote ouvrier. Cette « captation » importante et longtemps improbable s’explique par une dilution des repères idéolog...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autori: Lefebvre, Rémi, Sawicki, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2007
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:RésuméOn le sait clairement depuis 2002, les partis de gauche n’ont plus le monopole du vote ouvrier. Après l’extrême droite, la droite revendique désormais le référent et une part du vote ouvrier. Cette « captation » importante et longtemps improbable s’explique par une dilution des repères idéologiques et sociologiques de la droite, mais surtout par la perte des liens qui unissaient la gauche aux classes populaires. Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki reviennent ici sur les facteurs structurels du divorce entre le Parti socialiste et les classes populaires. Celui-ci tient au discours socialiste qui néglige la figure ouvrière et donne à voir une société composée non plus de classes sociales mais d’une agrégation d’individus sans conscience collective. Il est également lié à la composition sociale élitiste de la « société des socialistes » et à son fonctionnement « autocentré », qui a délégitimé les pratiques militantes traditionnelles et populaires porteuses d’une dimension collective et identitaire fondamentale.