« Nous sommes tous des Grecs »
La vive émotion suscitée dans tout l’Occident des années 1820 par la guerre d’indépendance grecque a rapidement sombré dans l’oubli. Et si l’événement est aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt chez les historiens, il semble que, pour comprendre cette large mobilisation des cœurs et des conscienc...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2012
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La vive émotion suscitée dans tout l’Occident des années 1820 par la guerre d’indépendance grecque a rapidement sombré dans l’oubli. Et si l’événement est aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt chez les historiens, il semble que, pour comprendre cette large mobilisation des cœurs et des consciences pour la cause grecque, il faille donner à l’imaginaire et aux affects une centralité qu’ils n’ont pas suffisamment dans les études existantes. Aussi cette contribution se propose-t-elle de mieux cerner la manière dont les opinions se sont emparées de l’événement, en y projetant leurs attentes et leurs frayeurs, leurs espoirs et nostalgies, et ce jusqu’à faire de cette guerre lointaine entre Grecs et Turcs un événement sursignifiant et largement imaginaire. Cette interrogation sur le pouvoir catalyseur de l’émotion et le rôle performatif de l’imaginaire philhellène se prolonge ici dans la mise au jour d’une dynamique profondément transnationale, laquelle finit par aboutir à l’intervention des puissances en faveur de la Grèce et à la création du premier État-nation du xixe siècle. |
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