Préserver le capital humain
Cet article aborde la contribution médicale et sanitaire à l’édifice théorique de la pensée militaire française dans la décennie qui précède la Grande Guerre. Deux préoccupations majeures orientent alors la réflexion des hygiénistes militaires : la sélection médicale des hommes dans le système de...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article aborde la contribution médicale et sanitaire à l’édifice théorique de la pensée militaire française dans la décennie qui précède la Grande Guerre. Deux préoccupations majeures orientent alors la réflexion des hygiénistes militaires : la sélection médicale des hommes dans le système de conscription universelle parachevé par la loi de 1905 et l’organisation de la chaîne de soins dans la guerre moderne selon les enseignements médicaux du conflit russo-japonais. À l’épreuve de l’entrée en guerre de 1914, le « désastre sanitaire » des premiers mois paraît mettre profondément en cause le cadre doctrinal de la pensée hygiéniste. Celle-ci s’inscrit toutefois dans un continuum de plus longue durée, fondé sur la préservation du « capital humain » de la nation armée, dont les fondamentaux président aux réorientations de 1915-1916, au-delà de la rupture de 1914.
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