L’institution et l’esthétique

Cet artcle défend l’idée que, dans la pensée sociale de Sorel, la production artistique, de même que la catégorie de l’esthétique dans sa philosophie, revêtent beaucoup plus d’importance qu’on ne l’a pensé jusqu’à présent. Giambattista Vico est le principal auteur sur lequel s’appuie Sorel pour intr...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Hauptverfasser: Brandom, Eric, Orsoni, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2015
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet artcle défend l’idée que, dans la pensée sociale de Sorel, la production artistique, de même que la catégorie de l’esthétique dans sa philosophie, revêtent beaucoup plus d’importance qu’on ne l’a pensé jusqu’à présent. Giambattista Vico est le principal auteur sur lequel s’appuie Sorel pour introduire l’esthétique dans l’analyse de la réalité sociale. L’intérêt pour Vico, que Sorel partageait avec Benedetto Croce, nous montre que le cadre de référence déterminant de la célèbre exposition du mythe dans les Réflexions sur la violence n’est autre que l’esthétique crocienne de l’expression. Le mythe, comme on peut le voir dans les Réflexions, transpose à l’institution la définition esthétique de l’esprit par Croce. En reprenant à son compte l’esthétique de Croce comme clef pour l’intelligence de l’activité créatrice comme telle, Sorel détache sa propre théorie sociale de son fondement matérialiste, permettant ainsi de mettre d’autant plus facilement le mythe au service de la rénovation nationale.