Une famille agitée
RésuméEn 1906, lorsque la CGT adopte la Charte d’Amiens, elle constitue la seule organisation ouvrière en Europe à se réclamer du syndicalisme révolutionnaire. En 1912, c’est dans une douzaine de pays européens que des syndicats ou des groupes de propagande inspirés par la France ont embrassé la cau...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméEn 1906, lorsque la CGT adopte la Charte d’Amiens, elle constitue la seule organisation ouvrière en Europe à se réclamer du syndicalisme révolutionnaire. En 1912, c’est dans une douzaine de pays européens que des syndicats ou des groupes de propagande inspirés par la France ont embrassé la cause. Il ne s’agit pas pour eux d’importer sans le critiquer un modèle français spécifique, ils conçoivent plutôt leur appartenance à une famille internationale, au sein de laquelle les Français font figure de frère aîné. Si l’inspiration hexagonale de tous ces mouvements européens n’est pas en cause, les traits communs qu’ils présentent entre eux dépassent largement ceux qu’ils possèdent avec la CGT. Tous minoritaires contrairement à elle, ils font très peu de place aux voix réformistes ; assiégés par de puissants adversaires, ils restent très attachés à leur autonomie révolutionnaire. Enfin, leur exclusion du très social-démocrate Secrétariat syndical international aggrave leur différence d’avec la CGT qui s’y implique de manière croissante alors même que se dessine le projet d’une internationale révolutionnaire parallèle.Jusqu’à l’éclatement de la guerre en 1914, la CGT et les révolutionnaires européens encore organisés partagent le sentiment d’appartenir à une famille internationale, mais sans parvenir à agir en tant que telle. |
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