De la photogénie au gros plan. De la tradition bergsonienne chez les premiers théoriciens du cinéma (Epstein, Balázs, Münsterberg)
Cet article s’interroge sur ce que peut apporter la philosophie de Bergson à la compréhension du cinéma et en quoi la pensée même de Bergson pourrait gagner en clarté si on la confrontait à l’art du cinématographe. De l’articulation des deux domaines, cinéma et philosophie, découle la question du ch...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2026
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article s’interroge sur ce que peut apporter la philosophie de Bergson à la compréhension du cinéma et en quoi la pensée même de Bergson pourrait gagner en clarté si on la confrontait à l’art du cinématographe. De l’articulation des deux domaines, cinéma et philosophie, découle la question du champ problématique qui leur est commun et qu’une telle approche serait susceptible d’inaugurer. En d’autres termes, quels usages peut-on faire des concepts philosophiques dans le discours des cinéastes, et quelles appropriations philosophiques des images sont à l’œuvre, y compris des termes techniques provenant du cinéma ? Bien qu’il se réfère avant tout au modèle photographique, dès lors qu’il a affaire au mouvement et donc à la durée, Bergson se trouve au plus près du cinéma et de son mode de visualisation de la réalité lorsqu’il mobilise l’expérience des images optiques dans sa discussion de la perception pure et de la perception esthétique. De leur côté les théoriciens du cinéma – Münsterberg, Balázs, Epstein notamment – se référent, consciemment ou pas, à certaines idées du bergsonisme pour expliciter des pratiques et des procédés cinématographiques, en particulier celui du gros plan. La théorie du gros plan se scinde, en effet, en deux axes opposés : l’un soutient l’immanence parfaite du champ de vision ouvert par le gros plan en tant qu’approfondissement du champ spatio-temporel (Epstein), et l’autre insiste sur le caractère d’isolation et d’abstraction qui fait du gros plan une entité purement spirituelle, a-spatiale et a-temporelle (Balázs). |
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