Une présence française en Méditerranée orientale : la fondation de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (1875-1914)
Cet article se propose de présenter un nouvel aspect de la présence française en Méditerranée, articulé autour de l’idée centrale du caractère colonial de la mer. En se focalisant sur les raisons de la fondation de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), l’article contribue à mettre en lumière...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2010
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article se propose de présenter un nouvel aspect de la présence française en Méditerranée, articulé autour de l’idée centrale du caractère colonial de la mer. En se focalisant sur les raisons de la fondation de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), l’article contribue à mettre en lumière les ambitions de la France en Méditerranée orientale où elle est restée une puissance culturelle et économique. L’origine de l’USJ remonte au séminaire de Ghazir fondé par les Pères jésuites en 1843. Le collège de Ghazir, destiné à former le clergé maronite local, fut transféré à Beyrouth en 1875. Ce centre d’études supérieures prit le nom d’Université Saint-Joseph. Le pape Léon XIII, dans son audience du 25 février 1881, lui confère le titre d’Université pontificale. C’est le premier grand établissement jésuite francophone de la région qui, à l’époque, porte le nom de « Syrie ». La création de l’USJ, située dans une province de l’Empire ottoman, est convoitée par la future puissance mandataire, la France. Les motifs idéologiques, religieux, éducatifs et politiques amenant les parties prenantes — les jésuites, le Vatican, les maronites et la France — à surmonter leurs divergences, elles collaborent sur ce projet commun. Un compromis ad hoc qui, durant une période bien précise, de 1875 à 1914, leur fait entrevoir la possibilité d’assurer la pérennité de leurs intérêts communautaires, religieux, politiques et régionaux. Cet article s’intègre de droit dans la trame des études sur les intérêts politico-culturels de la France au Moyen-Orient. Par l’intermédiaire des jésuites dans la région, un éclairage nouveau est jeté sur la démarche de la France. |
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