Perceptions, transpositions et mémoires du Mai français en Italie

RésuméPour les militants, les observateurs et les témoins italiens qui l’ont vécu dans son expansion, le Mai français reste un lieu autre, indélébile dans leur mémoire. D’événement provenant d’un autre lieu, il s’est transformé en un lieu autre sur lequel s’est projeté le désir d’une nouvelle pol...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Benci, Antonio
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2009
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméPour les militants, les observateurs et les témoins italiens qui l’ont vécu dans son expansion, le Mai français reste un lieu autre, indélébile dans leur mémoire. D’événement provenant d’un autre lieu, il s’est transformé en un lieu autre sur lequel s’est projeté le désir d’une nouvelle politique, de nouveaux modèles de société et de nouvelles mœurs. Enfin, il s’agit d’un ailleurs de la mémoire en vertu d’un imaginaire puissant qui a fait rentrer Mai-68 dans le patrimoine personnel et partagé d’une génération, même pour ceux qui l’ont simplement vécu en écoutant la radio ou en lisant les chroniques dans les journaux. Le rôle des étudiants pendant la crise française a suscité des interprétations divergentes au sein même du PCI. La réception et l’interprétation du Mai-68 français par le très hétérogène « mouvement » italien sont complexes. Il émerge notamment une position qui présente les événements de Mai comme le paradigme de l’absence de capacité et d’intentions révolutionnaires des partis communistes. Une telle interprétation, notamment récupérée par le filon ouvriériste, conduira à la naissance de l’expression politique et lexicale de « Mai-68 italien ».