L' Internationale situationniste : d'autres horizons de révolte

RésuméDe plus en plus nombreux à partir de 1966, les lecteurs de la revue Internationale situationniste sont sensibilisés à des thèmes alternatifs à ceux que l’extrême gauche développe. Leur analyse géopolitique du monde renvoie dos-à-dos les États-Unis — qui mobilisent contre eux une jeunesse mond...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Trespeuch-Berthelot, Anna
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2009
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméDe plus en plus nombreux à partir de 1966, les lecteurs de la revue Internationale situationniste sont sensibilisés à des thèmes alternatifs à ceux que l’extrême gauche développe. Leur analyse géopolitique du monde renvoie dos-à-dos les États-Unis — qui mobilisent contre eux une jeunesse mondiale opposée à la guerre au Vietnam — et les pays qui suscitent l’espoir chez tant de jeunes révolutionnaires, la Chine ou Cuba. Les situationnistes relèvent à l’étranger de nouveaux modes de subversion qui sont issus d’analyses proches des leurs : rejet de la société de consommation, valorisation de la créativité et du ludique, invention d’un nouveau mode de vie, révolution par les conseils ouvriers. Les situationnistes participent au mouvement de Mai-68. Mais l’événement « Mai-68 » ne se joue pas tant sur les barricades que dans l’immédiate mise en récit dont il fait l’objet dès l’été 1968. L’Internationale situationniste se lance dans cette bataille mémorielle avec des armes qu’elle maîtrise parfaitement : sa rhétorique tranchante et son esthétique subversive. Elle s’auto- dissout en 1972, mais la culture situationniste survit dans un réseau de sociabilité international structuré en Europe et aux États-Unis. Et elle apparaîtra a posteriori comme une synthèse de Mai-68.