La crise des années 1930 et la hantise de la « surpopulation étrangère »
RésuméCette crainte possède un long passé. On en trouve la trace dès 1900, mais la Suisse pense alors résoudre le problème par une naturalisation obligatoire des immigrés. Léger infléchissement en 1915 (« Nous ne voulons pas de Suisses de papier » écrit Carl Alfred Schmid). Dans les années vingt, s...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméCette crainte possède un long passé. On en trouve la trace dès 1900, mais la Suisse pense alors résoudre le problème par une naturalisation obligatoire des immigrés. Léger infléchissement en 1915 (« Nous ne voulons pas de Suisses de papier » écrit Carl Alfred Schmid). Dans les années vingt, surgit la théorie d’une race suisse, un homo alpinus helveticus, caractérisé par son souci du corps, de l’hygiène, du travail manuel, toutes qualités manquant aux étrangers. En 1938, la Suisse en vient à refuser d’accueillir la conférence destinée à traiter du sort des réfugiés, majoritairement juifs, venus d’Allemagne ou d’Autriche après l’Anschluss. L’exposition nationale de 1939 invite les hommes à choisir pour épouse une compatriote. Or cette hantise du déclin national ne correspond pas à la réalité puisque la population continue d’augmenter et le nombre d’étrangers à diminuer au cours des années trente. |
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