Origines, interprétations et usages de la « neutralité helvétique »
RésuméLa « neutralité » helvétique, déjà évoquée au XVIIe siècle, fut inscrite dans les traités de Vienne de 1815 comme garante de l’intégrité et de l’inviolabilité du territoire suisse. Or, elle va souvent servir à camoufler son engagement douteux dans des affaires commerciales, bancaires ou politi...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2009
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | RésuméLa « neutralité » helvétique, déjà évoquée au XVIIe siècle, fut inscrite dans les traités de Vienne de 1815 comme garante de l’intégrité et de l’inviolabilité du territoire suisse. Or, elle va souvent servir à camoufler son engagement douteux dans des affaires commerciales, bancaires ou politiques avec des pays étrangers. Chateaubriand déplorait déjà que « neutres dans les grandes révolutions des États qui les environnaient, les Suisses s’enrichissaient des malheurs d’autrui et fondèrent une banque sur les calamités humaines ». À partir de la Grande Guerre, le principe de neutralité fut hissé au rang de mythe de l’identité nationale et s’inscrivit désormais dans le catalogue des valeurs fondamentales de la politique du pays. Or, ce mythe a été sérieusement ébréché par les recherches historiques récentes qui ont mis à nu les sympathies suisses à l’égard de l’Italie fasciste, du régime de Franco et de l’Allemagne nazie. |
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