Le cinéma américain et le public français dans les années 1960 : entre mutation et réconciliation
Dans les années 1960, une situation nouvelle apparaît, en rupture avec une période de tension héritée de l’après-guerre pendant laquelle le cinéma français s’était péniblement reconstruit dans un climat de forte concurrence imposée par les producteurs hollywoodiens. Les politiques de soutien et l’es...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2007
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans les années 1960, une situation nouvelle apparaît, en rupture avec une période de tension héritée de l’après-guerre pendant laquelle le cinéma français s’était péniblement reconstruit dans un climat de forte concurrence imposée par les producteurs hollywoodiens. Les politiques de soutien et l’essor de la Nouvelle Vague ont relancé le cinéma français, alors mieux armé pour affronter une production américaine elle-même déstabilisée par l’avènement de nouvelles générations qui modifient les structures des grands studios. À la logique d’affrontement succède ainsi une logique d’apaisement, renforcée par l’ouverture du marché français aux cinématographies des quatre continents, elle-même favorisée par la multiplication de nouveaux réseaux de diffusion comme les ciné-clubs ou les salles d’art et essai. La dualité entre le cinéma français et le cinéma américain (fortement marquée par des oppositions idéologiques) s’estompe au profit d’une nouvelle approche culturelle. Au-delà des nationalités, c’est désormais la conception même du cinéma qui est en jeu. C’est dans ce contexte qu’apparaît le clivage entre le cinéma commercial et le cinéma d’auteur. La logique qui n’est plus celle des nations ; des valeurs communes apparaissent, qui sont celle du cinéma. Le regard du public français sur les films américains s’en trouve dès lors profondément modifié. |
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