Judaïsme allemand et cosmopolitisme
RésuméL’une des composantes de l’internationalisme socialiste allemand à son apogée, le cosmopolitisme juif, s’alimente à la figure du juif errant. Par ailleurs, la Haskalah (Lumières juives) et la science du judaïsme se diffractent différemment au XIXe siècle dans les deux foyers du judaïsme, l’Eu...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’une des composantes de l’internationalisme socialiste allemand à son apogée, le cosmopolitisme juif, s’alimente à la figure du juif errant. Par ailleurs, la Haskalah (Lumières juives) et la science du judaïsme se diffractent différemment au XIXe siècle dans les deux foyers du judaïsme, l’Europe centrale dont la lingua franca est l’allemand et la yiddishkeit de l’empire des tsars : confessionnalisation occidentale et nationalisation orientale. La culture ( Bildung) urbaine est investie par les juifs cosmopolites servant de repoussoir aux nationalistes et antisémites allemands se réclamant du terroir. Sous la République de Weimar, la quête d’une identité post-nationale qu’incarne le socialisme se double de la redécouverte d’une identité juive. Puis c’est à la préservation de la culture allemande que se consacrent les exilés juifs aux États-Unis chassés par le nazisme, en tentant d’inaugurer une nouvelle symbiose entre Bildung et Bill of rights. |
|---|