Le traumatisme des privatisations

Les privatisations argentines des années 1990 se distinguent par leur ampleur et par la rapidité avec laquelle elles ont été réalisées. Ces deux caractéristiques ont été le résultat de la soif de réputation du gouvernement péroniste de Carlos Menem, convaincu que c’était la seule manière d’obtenir l...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রধান লেখক: Azpiazu, Daniel, Schorr, Martín
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2006
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বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Les privatisations argentines des années 1990 se distinguent par leur ampleur et par la rapidité avec laquelle elles ont été réalisées. Ces deux caractéristiques ont été le résultat de la soif de réputation du gouvernement péroniste de Carlos Menem, convaincu que c’était la seule manière d’obtenir l’appui des créanciers étrangers (puisque les privatisations permettaient de rétablir le paiement du service de la dette extérieure) et des grands groupes économiques locaux (auxquels on ouvrait ainsi de nouveaux domaines d’activité qui ne présentaient aucun risque d’entreprise). Les privatisations, telles qu’elles ont été réalisées, ont favorisé la concentration économique, garanti aux acquéreurs un risque zéro et des profits extraordinaires, dénaturé profondément la régulation publique au détriment des usagers des services privatisés, entraîné une forte augmentation des tarifs. Dans l’ensemble, elles ont été un événement traumatisant pour la société argentine. La fin de la convertibilité a remis en question ce scénario et ouvert une confrontation à propos des tarifs entre les entreprises privatisées et le gouvernement.