Le système « eau + bois + minerai » á l’épreuve des mutations techniques. Résistances et innovation dans le bassin métallurgique de Saint-Dizier

Après une période de dispersion sur les plateaux au plus près du minerai et du charbon de bois, la métallurgie du bassin de Saint-Dizier s’est fixée sur les rivières. Elle est, vers 1850, la première de France, fière de sa fonte au bois. Ce système montre pourtant des limites : géographiques, techni...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Perchet, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2015
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Après une période de dispersion sur les plateaux au plus près du minerai et du charbon de bois, la métallurgie du bassin de Saint-Dizier s’est fixée sur les rivières. Elle est, vers 1850, la première de France, fière de sa fonte au bois. Ce système montre pourtant des limites : géographiques, techniques et économiques. L’ouverture à la concurrence internationale (traité franco-anglais de 1860) rend plus nécessaire sa mutation. Mais pour la plupart des maîtres de forges, la production anglaise et le libre-échange imposé par Napoléon III sont la cause de leurs maux. Réunis à Saint-Dizier en 1869, les maîtres de forges réclament le retour à la situation antérieure. Cette histoire est une réflexion sur l’évolution des routines des chefs d’entreprise confrontés à une remise en cause de leur avantage initial. Le débat qui aurait dû porter sur la mutation technique est déplacé vers une contestation politique du libre-échange où le traité de 1860 sert de « bouc émissaire ».