Tsahal sur les écrans : « les héros sont fatigués »
Tsahal s’est très tôt imposé comme objet filmique. Présentée comme l’incarnation de la société israélienne et du nouveau Juif que cherchait à construire le sionisme, ses représentations filmées ont d’abord construit un modèle héroïque et viril, aussi bien en Israël qu’à l’étranger, qui devient bruta...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2019
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Tsahal s’est très tôt imposé comme objet filmique. Présentée comme l’incarnation de la société israélienne et du nouveau Juif que cherchait à construire le sionisme, ses représentations filmées ont d’abord construit un modèle héroïque et viril, aussi bien en Israël qu’à l’étranger, qui devient brutalité chez ses adversaires. Cependant, le traumatisme de la guerre de 1973 et la perte de sens de ce modèle face aux défis que rencontrait la société israélienne ont progressivement conduit à un renouvellement de ces représentations. En phase avec l’évolution d’un cinéma israélien s’imposent alors des représentations de l’armée mettant l’accent sur les fêlures et les violences dont les soldats sont coupables ou victimes, en même temps qu’une relation complexe entre la mémoire des réalisateurs sous les drapeaux et leur défiance du militarisme. L’armée demeure un emblème d’Israël, mais ses représentations contrastées selon invitent à réfléchir sur l’influence de ces images sur les imaginaires politiques. |
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