Jeux sans frontières : les populations frontalières dans le Sud-Est de la Turquie

Depuis l’avènement de la république en Turquie, l’État central cherche à nationaliser, unifier à la fois le territoire et sa population au moins de deux manières. D’une part, il renforce ses frontières extérieures et, d’autre part, il présente les groupes ethniques comme des « menaces » intérieures....

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Deli, Fadime
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Depuis l’avènement de la république en Turquie, l’État central cherche à nationaliser, unifier à la fois le territoire et sa population au moins de deux manières. D’une part, il renforce ses frontières extérieures et, d’autre part, il présente les groupes ethniques comme des « menaces » intérieures. Le département de Mardin, situé au sud-est du pays à la frontière de la Syrie et de l’Irak, constitue une sorte de laboratoire pour comprendre à la fois les effets de cette politique et les stratégies de résistance développées par les populations frontalières. Après avoir livré quelques propriétés historiques de cette région, cet article montre qu’en dépit de l’existence de nouvelles frontières physiques, les groupes maintiennent des rapports à travers les activités de contrebande, la circulation de la main-d’œuvre et les échanges familiaux. Il explique également comment les différentes communautés tentent de déjouer la politique de l’État central en affirmant des spécificités territoriale, linguistique, religieuse et même professionnelle à travers la mise en place d’une division du travail liée au groupe d’appartenance.