Benjamin Ferron, Émilie Née et Claire Oger (dir.), Donner la parole aux « sans-voix » ? Construction sociale et mise en discours d’un problème social. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022, 334 p.
Les haters d’hier sont-ils les haters d’aujourd’hui ? Depuis le pamphlet d’Étiemble paru en 1964, les puristes n’ont jamais manqué de nous alerter contre les prétendus dangers du « franglais », qui semble pourtant avoir essaimé jusqu’au plus haut sommet de notre startup nation puisque l’Académi...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les haters d’hier sont-ils les haters d’aujourd’hui ? Depuis le pamphlet d’Étiemble paru en 1964, les puristes n’ont jamais manqué de nous alerter contre les prétendus dangers du « franglais », qui semble pourtant avoir essaimé jusqu’au plus haut sommet de notre startup nation puisque l’Académie française elle-même rendait en 2020 son « Rapport de la commission d’étude sur la communication institutionnelle en langue française », y déplorant l’usage outrancier des anglicismes. De façon ambiguë, si les discours normativo-prescriptifs sur la langue ont souvent émané, récemment, d’un conservatisme plutôt de droite, c’est aujourd’hui le néolibéralisme issu du même côté de l’échiquier politique qui emprunte excessivement à l’anglais. Témoins de ce « en même temps » politico-linguistique, certaines représentations sur les anglicismes révèlent finalement, plus qu’une dissonance cognitive, un rappel de la dichotomie saussurienne entre langue et parole et, in fine, un potentiel changement de paradigme.
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