Les langues n’existent pas. Un compte-rendu et quelques réflexions autour de Provincialiser la langue. Langage et colonialisme de Cécile Canut (Editions Amsterdam, 2021)

L’article propose d’analyser dans le discours médiatique sur le Covid-19 dans le contexte de la reprise épidémique à l’automne 2020 les procédés de dramatisation, c’est-à-dire les éléments de langage qui rendent compte de l’aggravation de la situation sanitaire tout en activant un état émotionnel. L...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Van den Avenne, Cécile
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2023
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:L’article propose d’analyser dans le discours médiatique sur le Covid-19 dans le contexte de la reprise épidémique à l’automne 2020 les procédés de dramatisation, c’est-à-dire les éléments de langage qui rendent compte de l’aggravation de la situation sanitaire tout en activant un état émotionnel. Le cadre théorique adopté est celui de l’analyse de discours linguistique germanique. Dans un corpus d’articles de presse en langue allemande élaboré à partir de la base de données Factiva, l’approche transtextuelle de phénomènes langagiers récurrents amène à identifier quatre procédés, à savoir les adjectifs subjectifs intensifs, la structure comparative en immer + comparatif [de plus en plus], les réduplications du type steigt und steigt [augmente et augmente] et la métaphore, comme celle de la vague ( Die Welle rollt). Ceux-ci sont étudiés sous l’angle de l’intensification et de l’émotionnalisation, afin que soit bien distingué dans le discours de crise ce qui relève des faits et ce qui relève de la construction, i.e. de la subjectivité des journalistes.