Louise Esher, Maximilien Guérin, Nicolas Quint et Michela Russo Le croissant linguistique : entre oc, oil et francoprovençal. Des mots à la grammaire, des parlers aux aires Paris, L’Harmattan, 2021, 376 p.
À partir des années 2000, le Maroc a connu une vague de publications écrites dans une langue prétendument orale : l’arabe marocain ( dārija). Cet article examine l’idéologie linguistique qui sous-tendait ces textes en se concentrant sur les militants linguistiques qui les ont produits. À travers u...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2022
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | À partir des années 2000, le Maroc a connu une vague de publications écrites dans une langue prétendument orale : l’arabe marocain ( dārija). Cet article examine l’idéologie linguistique qui sous-tendait ces textes en se concentrant sur les militants linguistiques qui les ont produits. À travers une analyse de leur rhétorique, je montre comment les militants ont construit discursivement les Marocains comme des « schizophrènes linguistiques » souffrant d’une méconnaissance fondamentale de l’arabe standard ( fuṣḥā) comme « langue maternelle ». Dans ce contexte, les militants considéraient les textes en dārija, la « vraie langue maternelle » des Marocains, comme des remèdes ayant le pouvoir de réveiller les Marocains à leurs contradictions linguistiques – et aux contradictions sociétales.
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