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Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction avec les autres. Cette étude explor...

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Auteurs principaux: Greco, Luca, Boutet, Josiane
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction avec les autres. Cette étude explore la façon dont les intervenants perçoivent leur propre pouvoir et celui des autres dans le contexte de prises de parole simultanées. Les données proviennent d’une émission de plateau de la télévision britannique. L’hôte, Michael Parkinson, est un homme. L’invitée, la princesse Anne, est membre de la famille royale britannique. L’étude suggère que les interruptions devraient être considérées comme un procédé dynamique selon lequel chaque intervenant est, tour à tour, la personne qui interrompt ou se fait interrompre. Quand les interruptions échouent, la personne qu’on a tenté d’interrompre devrait être considérée comme celle qui domine la conversation ou qui exerce plus de pouvoir que son interlocuteur à ce moment précis de l’échange. Si les interruptions, en tant que phénomène situationnel et alternatif, sont utilisées comme indicateur de pouvoir, ce pouvoir devrait être considéré comme un paramètre fluide, contextuel et négociable de la communication humaine, plutôt que comme un attribut psychologique statique.